Consommer plus coûterait plus cher?

8 Mai 2015 - Saviez-vous?

Consommer plus coûterait plus cher?

La question se pose. Est-ce qu’acheter moins cher ne couterait pas plus cher à la longue? Sachant que les petits électros se brisent facilement et que nous avons tendance à les remplacer par un autre au même prix, qu’allons-nous laisser à nos descendants? Quelle trace environnementale vont-ils garder? Ainsi, toute personne de plus de 35 ans se rappellera les chaises, le lit, la commode des grands-parents, solides, durables, traversant les générations sans avoir été remplacés. Ces objets, dits durables, n’ont-ils pas un impact sur le climat, sur notre environnement?

Tel que l’écrit le professeur à l’Université Sud-Bretagne et auteur d’un ouvrage intitulé Psychologie du consommateur, Nicolas Guéguen: « On peut, bien sûr, vendre un mauvais produit. Mais, si on peut induire un premier acte d’achat, on n’induira pas le renouvellement de l’acte. En testant le produit, le sujet possède une autre information qui, si elle est négative, ne peut être contrecarrée par une autre information ultérieure. Il n’y a rien de pire qu’un mauvais produit. Cela souligne encore une fois l’importance de faire tester ou évaluer un produit avant de le mettre sur le marché. »

Ainsi, l’on souhaite que, dans un monde idéal, le consommateur n’optera pas pour un produit de bas de gamme, changeable, consommable au profit d’un produit durable et dont la signature environnementale assurera un avenir aux enfants d’aujourd’hui. Mais de nombreux industriels ont eux, depuis longtemps, opté pour des solutions non pérennes et n’hésitent pas à préférer produire sciemment des biens moins solides et moins durables.

Depuis quand?

C’est dans les années 30, en pleine crise économique, qu’est venue l’idée de réduire la durée de vie des objets. Dans son documentaire intitulé Prêt à jeter (The Lightbulb conspiracy), la réa-lisatrice allemande Donina Cannonitzer décrit l’émergence du concept d’obsolescence programmée. Si l’on prend l’ampoule électrique, sachez que les fabricants se sont entendus pour limiter sa durée de vie à 1 000 heures, alors qu’il est possible de la faire briller des dizaines d’années. Ceci s’applique au design, à la mode, bref tout ce qui pourrait rendre un objet obsolète dans les mœurs.

(Source : //www.visiondavenirs.be/le-bon-marche-coute-cher)



Commentaires

Publicités

Pour annoncer dans le 20 minutes
(450) 753-3871

À lire aussi

Facebook

facebook.com/magazine20minutes