L’histoire de la ceinture fléchée

17 Août 2016 - Saviez-vous?

L’histoire de la ceinture fléchée

Le saviez-vous ?

 

L’histoire de la ceinture fléchée est étroitement liée à celle de Lanaudière. Dans le Grand L’Assomption de l’époque des coureurs des bois, au XIXe siècle, les artisanes de la région ont pratiqué l’art incomparable du fléché, un savoir-faire textile complexe et unique d’entrelacements de fils. En reconnaissance de cet art ancestral, le ministère de la Culture et des Communications du Québec désignait le fléché, en février dernier, en tant qu’élément du patrimoine immatériel du Québec. Cette technique d’exception, dont résultent la longue ceinture à franges ainsi que des pièces variées à motifs de pointes de flèches, se trouve ainsi reconnue comme une pratique culturelle traditionnelle du Québec, ce qui contribuera à sa mise en valeur.

 

Les flécheurs et flécheuses de Lanaudière, entre autres, ont ainsi produit, à partir de 1801, un grand nombre de ceintures fléchées pour un résident de Berthier qui fournissait la Compagnie du Nord-Ouest (Compagnie de la Baie d’Hudson) qui, elle, les expédiait dans ses postes de traite dispersés en Amérique du Nord. Il est écrit également que les Autochtones appréciaient les couleurs vives des ceintures fléchées et se les procuraient en échange de fourrures. 

 

« Enserrée au capot de laine, la ceinture servait non seulement à maintenir les voyageurs au chaud, mais aussi à les protéger des blessures au dos en l’utilisant pour porter des charges ou pour tirer des objets. Ils y suspendaient aussi des outils ou des petits sacs contenant des effets personnels comme du tabac ou des balles.1 »

 

Utilisée depuis plus de deux siècles pour confectionner des « ceintures à flèches », cette technique de tissage aux doigts a connu certaines périodes d’indifférence publique et d’autres de reconnaissance patriotique. Elle a cependant toujours conservé une place de choix dans le cœur de plusieurs artisanes et artisans qui la transmettent avec patience et une grande fierté, comme en témoigne, parmi d’autres, l’Association des artisans de ceinture fléchée de Lanaudière2.

 

« Le patriote » d’Henri Julien (1904)

 

1. www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=2&type=imma#.

2. //ceintureflecheelanaudiere.com/index.php

L’histoire de la ceinture fléchée


Commentaires

Publicités

Pour annoncer dans le 20 minutes
(450) 753-3871

À lire aussi

Facebook

facebook.com/magazine20minutes