Quand la fiction rejoint la réalité

9 Janvier 2015 - Sciences

Quand la fiction rejoint la réalité

L’Université de Cambridge vient de créer une nouvelle discipline qui suit les traces des producteurs de films catastrophes ou de science-fiction. Appelée « la destruction de l’humanité par la technologie », cette discipline se veut un centre d’études centré autour des risques encourus par l’Homme via l’intelligence artificielle, la bio ou nanotechnologie. Notons que les changements climatiques extrêmes sont aussi au cœur des études. Selon l’un des trois chercheurs de « la destruction de l’humanité par la technologie »,  Jaan Tallin (sur le site [insoleet.fr]) « nous devons prendre en compte sérieusement le fait que nous arrivons au point où nos technologies ont le potentiel de menacer nos existences – à un point jamais atteint jusqu’à aujourd’hui dans l’histoire humaine. »

Si l’on souhaite réunir les plus brillants cerveaux du monde dans diverses disciplines, on veut que cette nouvelle matière soit respectable.

Le professeur Huw Price a confié son désir de réunir au sein du CSER « les cerveaux les plus brillants du monde, dans diverses disciplines », des cerveaux qui selon lui, contribueront à « explorer les risques technologiques dans un futur proche ou lointain ».

Le souhait des trois chercheurs est de faire de cette nouvelle matière qu’est « la destruction de l’humanité », une discipline « respectable ». Ils se placent dans la perspective de John (Jack) Good, mathématicien, qui soulignait que « la survie de l’homme dépendait de la construction de cette machine ultra intelligente ». Selon ce dernier, la machine ultra intelligente serait la « dernière invention » de l’homme.

La singularité

La singularité technologique est un concept selon lequel, à partir d'un point hypothétique de son évolution technologique, la civilisation humaine connaîtra une croissance technologique d'un ordre supérieur. Pour beaucoup, il est question d'intelligence artificielle, quelle que soit la méthode pour la créer. Au-delà de ce point, le progrès ne serait plus l’œuvre que d’intelligences artificielles, elles-mêmes en constante progression. Il induit des changements tels sur la société humaine que l’individu humain d’avant la singularité ne peut ni les appréhender ni les prédire de manière fiable. Le risque en est la perte de pouvoir humain, politique, sur son destin.

(Source : //insoleet.fr/)



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