Transformer les poubelles en engrais

9 Juillet 2016 - Écolo

Transformer les poubelles en engrais

Un programme de recherche explore depuis 13 ans, la possibilité de remplacer les engrais chimiques par nos déchets urbains. L’INRA mène des recherches finalisées pour une alimentation saine et de qualité, pour une agriculture durable, et pour un environnement préservé et valorisé.

 

Les premiers résultats sont concluants, avec des rendements plus importants et une meilleure qualité des sols.

 

Les recherches menées par l’INRA sont guidées par l’évolution des questionnements scientifiques et orientées par les défis planétaires posés par l’alimentation, l’environnement et la valorisation des territoires, que l’agriculture et l’agronomie ont à relever. Changement climatique, nutrition humaine, compétition entre cultures alimentaires et non alimentaires, épuisement des ressources fossiles, équilibre dans la gestion des territoires sont autant d’enjeux qui positionnent l’agronomie comme fondatrice d’un développement harmonieux sur les plans économique, social et environnemental.

 

Et si les fruits et légumes pouvaient pousser grâce à nos déchets? C’est le scénario imaginé par l’Inra et le programme de recherche QualiAgro qui travaillent à savoir s’il est possible de remplacer les engrais minéraux par les ordures générées des villes.

Selon une étude du Massachusetts Institute of Technologie, 1 % de l’énergie mondiale était utilisée pour produire de l’ammoniac, élément nécessaire pour fabriquer l’azote qui compose les engrais. De plus, les engrais minéraux utilisent des phosphates dont les stocks mondiaux seront épuisés d’ici 100 à 300 ans, estime une étude de 2011.

 

Une alternative aux engrais traditionnels

Ces engrais nouvelle génération sont testés depuis 13 ans sur un champ de six hectares, de blé et de maïs de Feucherolles, dans les Yvelines. Chacune des parcelles s’est vu attribuer soit un mélange chimique, soit un mélange alternatif à base de déchets.

 

Résultat? L’Inra a conclu que cette technique présentait « un intérêt agronomique indéniable : les rendements de maïs ont augmenté de 5 % dans les parcelles arrosées de boue d’épuration par rapport à celles arrosées par des produits chimiques. En revanche, le rendement des champs de blé a été plus faible. »

 

Les scientifiques n’ont pas noté de multiplication de population bactérienne ou de contaminants organiques et que cet engrais respectait les taux de plastique autorisés dans les compostes.

 

Toutefois, la technique ne permettrait pas de remplacer complètement les engrais minéraux, seulement 15 % des besoins d’azote de toutes les cultures locales.

 

L’étude prévoit de continuer les expérimentations jusqu’en 2020.

(Source : //www.wedemain.fr/ )



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