Trinquer, porter un toast

1er Décembre 2014 - Saviez-vous?

Trinquer, porter un toast

L'action de trinquer, porter un toast ou lever un verre est le fait d'entrechoquer son verre à celui d'une personne avec laquelle on s'apprête à boire. Le mot « trinquer » vient de l'allemand trinken, qui veut dire « boire ». Certains trinquent au moment de formuler un vœu, un souhait, un engagement, un accord ou un hommage. On utilise alors plus volontiers la formule « porter un toast ». C'est une très ancienne tradition datant du Moyen Âge, voire plus ancienne selon certains. La superstition veut que l'on regarde la personne avec qui l'on trinque, dans les yeux. 

Cette pratique existe dans presque tous les pays du monde. Certaines personnes sont parfois même méfiantes envers celui qui n'a pas respecté la tradition, comportement qui peut être expliqué par l'origine de cette pratique. En Europe, on trinque généralement avec un verre d'alcool (bière, vin, cidre, vodka, etc.), cependant on peut faire de même avec un verre non alcoolisé. Dans les pays musulmans, une pratique de ce type est courante entre jeunes. 

Vers 1700, on disait que l'on « toastait une dame », lorsque l'on buvait à sa santé, en son honneur. Aussi, quand un homme avait des vues sur une femme, il invitait tous ses amis à boire une coupe de vin dans lequel il jetait une toastée. Chacun buvait à tour de rôle laissant la dernière gorgée au galant qui dégustait la tranche de pain imbibée de vin, à la santé de sa belle. 

L'Encyclopædia Britannica fait remonter cette origine à l'antiquité: « La coutume de boire la "santé" de la vie provient probablement de l'ancien rite religieux de boire en l'honneur des dieux et des morts». Un travail plus récent (1995) confirme cette hypothèse: « [Trinquer] est probablement un vestige des anciennes libations religieuses sacrificielles dans laquelle un liquide sacré a été offert aux dieux: le sang ou le vin en échange d'un souhait, une prière résumée dans les mots longue vie! ou santé! ». En Slovaquie, au XVe siècle, on trinquait déjà lorsque l'on buvait dans les cornes évidées des buffles, servant de verres. On clamait alors un grand « To je fêteuuh », qui signifie « C'est la fête! », en slovaque ancien. 

Au Moyen Âge, l'empoisonnement était une pratique relativement courante lors des banquets entre seigneurs concurrents, nobles et autres notables. Certains voleurs se servaient aussi de poisons pour tuer des gens aisés et dérober leur fortune. 

Pour parer ce danger, l’habitude fut prise par les maîtres des lieux de verser une petite quantité de leur boisson dans le verre de leurs interlocuteurs et réciproquement. Chacun devait ensuite boire une première gorgée en regardant l'autre dans les yeux. De cette manière chacun prouvait qu'il n'avait pas de mauvaises intentions. Par la suite, on se contenta simplement de cogner les verres (remplis à ras bord), afin qu'un peu de liquide s'échange entre les verres. C'est d'ailleurs ce double cognement de verre qui serait à l'origine de l'expression « Tchin! Tchin! ». 

La première personne choquait sa coupe contre celle de son compagnon (1er tchin), qui effectuait en retour la même manoeuvre (2e tchin). On entendait donc bien deux bruits de verres. Coutumes apéritives à travers le monde

Au Japon, lors d’un apéritif, on ne peut se servir soi-même sa boisson. C’est à l’hôte de nous servir, puis on doit le servir à notre tour. Dès que son verre est vide, on ne doit pas manquer de le remplir. 

En Chine, lorsque l’on est invité à un toast, le plus haut dans la hiérarchie commence, suivi des autres. Dès que tout le monde est servi, on lève son verre à la santé de l'autre, et on boit cul sec!

En Scandinavie, aucun convive ne va boire une gorgée d’alcool sans que le « skäl » (porter un toast) n’ait été prononcé. Ensuite, on lève son verre à la hauteur de la poitrine en prenant soin de saluer l’autre. 

(Source : wikipedia.org/wiki/Trinquer)



Commentaires

Publicités

Pour annoncer dans le 20 minutes
(450) 753-3871

À lire aussi

Facebook

facebook.com/magazine20minutes