Jean-Philippe Marion - Ne jamais oublier d’où l’on vient

20 Janvier 2016 - Salle de Presse

Jean-Philippe Marion - Ne jamais oublier d’où l’on vient

Jean-Philippe Marion a grandi dans la région. Dans le Bocage comme disait les Prairiquois de l’époque.  Il a une reconnaissance infinie envers ceux qui lui ont tout donné.

Pour qu’il puisse pratiquer ses passions : ski de fond, triathlon, cyclisme, ils l’ont trimballé aux quatre coins du Québec et du Canada.

 

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‘’Je carburais à la douleur et au désir de me surpasser.  Franchir la ligne d’arrivée en puisant dans des ressources que tu ne crois plus avoir, c’est excitant et ça génère une bonne dose d’adrénaline.  Pas étonnant que j’aime tant la cuisine’’ nous dira le jeune entrepreneur.

 

Tout jeune, pour satisfaire sa passion pour les beaux ‘’chars’’, il a été plongeur et aide cuisinier. À cause de sa passion pour les sports, sa famille le voyait ‘’prof d’éduc’’.  Il a plutôt choisi l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec pour nourrir sa nouvelle passion: la cuisine.  Du coup, il s’installe dans un appartement de la Petite Italie où il décroche également un travail de ‘’cook’’ dans un resto évidemment italien.

 

‘’Avoir le marché Jean-Talon comme garde-manger, c’est très précieux pour un cuisinier éveillé.  Mon apprentissage de la cuisine italienne se reflète encore beaucoup dans mes plats’’.

 

Par la suite, il a appris la rigueur du travail en cuisine avec Gérard Penaroya, le meilleur chef français selon Jean-Philippe.  Ensemble, ils ont gagné plusieurs compétitions.  Mais pas de cuisine, plutôt de cyclisme.  Parce que M. Penaroya était également le meilleur entraîneur de vélo.  Un vrai passionné auquel il doit beaucoup.

 

Un entrepreneur dans l’âme

Un entrepreneur dans l’âme

Jean-Philippe Marion avoue qu’il était un mauvais employé.  Il dit avoir travaillé dans plus d’une cinquantaine d’établissements : restos, hôtels, traiteurs.  Il y a passé une soirée, une semaine, tout au plus quelques mois. ‘’L’endroit cessait rapidement de m’intéresser lorsque je n’avais plus rien à y apprendre’’.  Sa soif d’apprendre était insatiable. Il voulait en connaître toujours plus sur les méthodes d’exécutions et de gestion. 

 

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Ses patrons étaient souvent déçus de le voir partir, mais il devait suivre son destin.

Il nous dira que son appétit pour l’entreprenariat commençait à être difficilement contrôlable, mais ses aspirations étaient encore confuses.

 

L’évasion

Pour tenter d’y voir plus clair, il a plié bagages et est parti pour Tahiti où, après trois mois de surf, de petits boulots sans visa, mais surtout de réflexion sur son avenir, il a compris que, ce qu’il désirait d’abord et avant tout, c’était de voler de ses propres ailes.  Être son propre patron.

 

La réalité

De retour au pays, il savait ce qu’il voulait, certes, mais les aléas du monde des affaires sont souvent parsemés d’embûches.  Lorsque les moyens financiers sont très limités, on ne peut pas dire que les portes s’ouvrent automatiquement.  Et dans le domaine de la restauration en particulier, où plusieurs se sont improvisés restaurateurs sans avoir les acquis nécessaires, il est normal que les financiers soient méfiants.

 

La région

Mais cette réalité n’allait pas arrêter le fonceur qu’est Jean-Philippe Marion.  Sa première décision a été de revenir dans la région qui l’a vu naître, où il a toute sa famille et ses amis et pour laquelle il a toujours eu, ce qu’il appelle affectueusement ‘’un gros crush’’.

Et c’est finalement en 2007 qu’il lance Marion Traiteur qui offrait les services de chef à domicile, mariages, réceptions corporatives etc. 

Une plateforme qui lui a permis de faire ses classes à titre d’entrepreneur.  Depuis deux ans, Maxime Brûler est chef exécutif de Marion Traiteur.  ‘’Max est un chef dévoué dont je suis très fier’’ nous dira Jean-Philippe.  D’ailleurs, pour lui, la qualité des personnes travaillant au sein d’une entreprise est la prémisse au succès de celle-ci. 

Les différentes rencontres que l’on fait durant son parcours professionnel sont également très formatrices :  Daniel vézina et Jean-Paul Gauthier pour ne nommer que ceux là ont été des mentors de qui il a beaucoup appris.

 

Un développement rapide

Au printemps 2010, suite à deux semaines de vacances à Barcelone, il a compris qu’il n’y avait rien de magique en affaires.  Selon JPM, les rêves doivent se bâtir une étape à la fois.  À cette époque, il a ouvert son premier resto, qu’il a baptisé le Barça.  Le resto de la rue Saint-Charles-Borromée propose des tapas et plats gourmands dans un principe de partage.  Un endroit envoûtant.  Véronique Simard, chef exécutif et François Thibeault, sommelier en font partie.  Jean-Philippe Marion affirme d’ailleurs qu’ils font du très bon boulot et profite de l’occasion pour les remercier.

Puis, l’été dernier, il a lancé l’Élan, un ‘’food truck’’ qui a connu un succès instantané. Tellement qu’il donnera naissance à un nouveau restaurant.  Fin novembre, une ambiance chasse et pêche sera disponible sur la rue Lajoie à Joliette.  Une brasserie sportive et festive pour tous les budgets. 

Pascal Lafond de Calibre .22 et Jean-Philippe Marion travailleront de concert dans cette nouvelle aventure.  ‘’Nous souhaitons démontrer que deux restaurateurs peuvent travailler ensemble dans un même projet.  Il y a trop de compétition malsaine dans le milieu de la restauration.  C’est décevant…’’

Et ce n’est pas fini pour notre entrepreneur qui a des projets pleins la tête.  En mars prochain un autre ‘’petit’’ se greffera à son FOOD CLUB.  Le Joya, un restaurant de bouffe mexicaine en mode restauration rapide, aura feu et lieu sur le boulevard Manseau.

Jean-Philippe Marion a séjourné à quelques reprises au Mexique où il a découvert une cuisine aussi enlevante que les vagues du Pacifique.  Le Joya sera un beau rayon de soleil au centre-ville de Joliette.

 

Le meilleur de soi

À ses proches qui lui demandent comment il réussira à gérer tous ces projets, Jean-Philippe Marion répond tout simplement qu’il fera de son mieux, comme il a toujours fait.  Il croit en son équipe, préconise une forme physique athlétique et surtout avoir la meilleure blonde au monde (il remercie sa belle Caro) sont des compléments à ne pas négliger.

 

Et tout ça, il le fera dans son patelin qu’il aime et qui l’a vu naître.

 

food truck

L’Élan, un ‘’food truck’’ qui a connu un grand succès cet été.

 

Jean-Philippe Marion est un athlète dont la principale passion est le cyclisme

Jean-Philippe Marion est un athlète dont la principale passion est le cyclisme.  Il a d’ailleurs remporté plusieurs compétitions.

 

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